L'art de se faire avoir... et d'en redemander
Ah, les pétrolières... Vous savez, ces entreprises qui sautent sur le téléphone pour appeler leurs succursales pour que les employés se pètent la gueule tellement ils montent vite l'échelle pour aller augmenter le prix du litre d'essence sur l'affiche dès l'instant où il y a l'apparence de l'ombre d'une rumeur que les spéculateurs ont envie de voir le prix du baril de brut augmenter? Eh bien je vous l'annonce : les crosseurs frappent encore!
Le gouvernement du Québec a décidé de leur imposer une taxe de 200 M$ par année dans le cadre du plan vert provincial, en conformité avec le principe de l'utilisateur/pollueur/payeur. Voilà maintenant que l'Institut canadien des produits pétroliers (un organisme tout à fait et absolument impartial... dont le financement provient des pétrolières, mais c'est un détail sans importance aucune) nous annonce que les pétrolières n'ont pas l'argent pour payer cette taxe. Quelles sont les solutions? Hmmmm... réfléchissons... la refiler aux clients, ou encore la refiler aux clients? C'est vrai que les pétrolières connaissent de réelles années de vache maigre. En voici la preuve.
Profits nets des pétrolières en 2005 (source: www.radio-canada.ca) :
Petro-Canada : 1,8 milliards de dollars canadiens (la pétrolière qui a été créée pour protégér les consommateurs canadiens, et qui est bizarrement toujours la première à augmenter ses prix)
Shell Canada : 2 milliards de dollars canadiens
Imperial Oil (Esso chez nous) : 2,6 milliards de dollars américains
Ai-je besoin de rajouter quoi que ce soit?