« February 2007 | Main | April 2007 »

March 25, 2007

Toronto

J'aime réellement Toronto. D'aucuns dirons que la Ville Reine est "plate" ou froide, mais je pense que c'est mal la connaître. Faut se donner la peine de la découvrir, d'y marcher, de la regarder depuis plusieurs angles. L'angle qu'il me manquait était celui des airs, et j'ai enfin remédié à la situation cette semaine en m'y rendant dans un petit avion dans le cadre de ma formation.

C'est donc mercredi matin que je me suis envolé en direction de l'aéroport du centre-ville de Toronto, situé sur une petite île à deux pas de la tour du CN. C'est mon fidèle copilote Erik qui était assis à ma droite. Bien qu'il n'ait jamais suivi de formation en pilotage, il a à peu près autant d'heures de vol que moi à son actif, et son expérience pour naviguer et même garder le cap est sans pareille ;)

Ce fut un magnifique vol mais, comme nous sommes dans un pays et une saison où la météo peut changer bien vite, les prévisions météorologiques se sont avérées très erronnées. En se rapprochant de Toronto, les conditions ont commencé à se déteriorer mais nous avons été en mesure de nous y rendre en toute sécurité. Par contre, il aurait été risqué de redécoller en direction de Québec, même en ne faisant qu'un arrêt très bref. Nous sommes donc rentrés à Québec ce soir-là, certes, mais par un vol d'Air Canada Jazz. L'expérience a un prix, vous me direz. :p

Sur cette photo, on voit que la météo n'était pas trop favorable au vol de plaisance.... hihi!
DSC_9579.JPG

Je suis donc retourné chercher la bête à Toronto vendredi. C'est Max qui a gentiment accepté de m'accompagner, et aussi de me faire bénéficier de ses laissez-passer (Max : je vais t'en devoir toute une!). J'ai donc eu un copilote plus expérimenté que moi au retour, ce qui est bien plus agréable que de faire le trajet seul, il faut bien l'admettre (c'est quand même près de 4 heures de vol).

On doit toujours retenir les éléments positifs de ses expériences. Et une fois de plus, j'aurai beaucoup appris et j'en garderai d'excellents souvenirs!

March 12, 2007

Improvisation ayant pour titre : Une promesse de "loser"

Avec la récente fermeture surprise de Vacances Maestro, qui a vraisemblablement été étouffée par la surcapacité offerte par Air Transat en réaction au lancement de Maestro, les nouvelles amusantes se font rares dans le domaine du transport aérien à Québec ces jours-ci. Et nombreux sont ceux qui parient que maintenant que Maestro n'est plus, Transat va se remettre à nous offrir seulement ses 2 vols hebdomadaires sur Paris et les 2 destinations et demi vers le Sud qu'elle offre depuis 15 ans... Une chance qu'il se trouve toujours un politicien, quelque part, pour venir nous rappeler que la bêtise est bel et bien de ce monde.

C'est ainsi que Raymond Bachand, ministre sortant du PLQ, a déclaré en entrevue au journal Le Soleil: "Je vais appeler Jean-Marc Eustache [président et chef de la direction d'Air Transat] après les élections. Je vais lui dire "Regarde Jean-Marc [on remarque ici la grande familiarité ], peut-être que tu pourrais aider l'aéroport de Québec et avoir plus de départs de Québec" ". Je ne sais pas pour vous, mais moi avec un engagement si ferme et des arguments "béton" comme ça, je me sens entièrement rassuré...

March 10, 2007

Un documentaire qui dérange

J'ai eu l'occasion de regarder le documentaire à succès d'Al Gore hier, An Inconvenient Truth (v.f. : Une vérité qui dérange). La seule question que je me pose maintenant est "Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de le voir?"

D'entrée de jeu, il faut dire qu'Al Gore est un sacré orateur. Le genre de personne qu'on écoute avec un intérêt marqué; on boit ses paroles. On ne peut qu'être fasciné par sa simplicité et sa candeur. Sur une note humoristique, il se présente d'ailleurs en disant "Hello, my name is Al Gore, and I'm the ex-future president of the United States."

Al Gore ne se contente pas de nous présenter les résultats de recherches effectuées par des scientifiques et dont il a obtenu une banale copie en fouillant sur le Web. Il est lui-même allé en Antarctique, au pôle Nord, au pôle Sud, etc. Il travaille en étroite collaboration avec une équipe de scientifiques de renom, spécialisés dans les changements climatiques. Sa thèse repose autour du principe suivant : il n'est désormais plus possible ni permis de douter, de remettre en question la véracité des faits entourant les changements climatiques, et il n'est plus permis de douter qu'ils sont en grande partie attribuables à l'activité humaine.

Il ne se contente pas non plus de présenter des données plus ou moins bien assises. Il fait de nombreux recoupements, se sert d'indicateurs dans plusieurs domaines pour appuyer et confirmer ses dires.

Ce qui impressionne aussi, c'est le ton qu'adopte l'ex vice-président. Il parle comme un simple citoyen de cette planète, comme quelqu'un qui a décidé de consacrer le reste de sa vie à sensibiliser ses pairs sur les conséquences graves qui se produiront si on continue à faire l'autruche comme société. Et ces conséquences, elles ne se produiront pas dans 1000 ans. Certaines dans 100 ans, d'autres dans 25, d'autres dans 10...

Il nous fait aussi comprendre qu'il n'est pas difficile pour chacun de poser de petits gestes dans son quotidien pour réduire son poids sur le réchauffement climatique. Il cite en exemple la disparition, il y a quelques années, des gaz à effet de serre employés dans les produits en aérosol. Les effets n'ont pas mis 10 ans à se faire remarquer; ce fut presque instantané.

C'est un documentaire qui est, pour employer cette expression usée, absolument incontournable. Je vous jure que ça fait réfléchir.

March 09, 2007

Humour français

Pour la 7e fois en quelques mois, un touriste français a été arrêté cette semaine à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec. Comme les six autres qui l'ont précédé, ce petit comique a décidé de dire à la blague qu'il avait une bombe dans sa valise. Résultat? Branle-bas de combat à l'aéroport, arrestation et interrogation du suspect, qui a pu prendre le chemin du retour au bout de quelques heures.

C'est à se demander sur quelle planète vivent les gens qui font ce genre de blague de mauvais goût... Me semble pourtant que depuis Les événements de septembre 2001 (marque de commerce déposée), ce n'est pas le genre de blague à faire dans un aéroport, parce que le personnel ne prend plus la moindre chance. Ce qui me rend encore plus perplexe, c'est que dans 100 % des cas, il s'agissait de touristes français...

Point positif dans l'histoire: ledit touriste a été contraint de payer une caution de quelques milliers de dollars, qui seront remis intégralement à Opération enfant-soleil.

March 04, 2007

Un remède contre la langue de bois

En cette période de campagne électorale que, j'en suis certain, vous suivez tous avec une joie mêlée d'extase, de passion et de plénitude, je pense avoir trouvé le remède absolu à la langue de bois donc sont atteints la vaste majorité des "politi-chiens". J'ai nommé: les virelangues. Rien de mieux pour se rendre compte qu'on parle peut-être le français, mais on a quand même de la difficulté à en prononcer les mots... :p

Essayez-en donc un ou deux...

Je cherche ces chiots chez Sancho. Je cherche ces chats chez Sacha. Je cherche ces seize cent seize chaises chez Sanchez.

Le dalaï lama a la dalle à Lima et casse la dalle à Dallas. Du Lima au Mali et du Mali au Lima il lit mal, le dalaï lama. La lame de la lime limant l'aimant qui le lie à la lie de l'ami de Lima qui l'aima qui l'eut dit : c'est dali en lama l'ami du dalaï lama de l'Himalaya.

Chez ce cher Serge, si doux dans sa chaumière sans chaux, s'agite chaque souche de susceptibilité.

Ninon ne nous l'avait pas donné ni ne nous l'avait nommé.

Le ridicule ne nuit ni ne tue.

Vous en voulez d'autres? Voici la source: http://www.dramaction.qc.ca/virelangues/