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April 30, 2007

Gastronomie québécoise

Hier soir, avec Erik et François, nous sommes allés dans un haut-lieu de la haute voltige culinaire de Québec : j'ai nommé Gerry Pizza (http://gerrypizza.ca/index.html). Ça vaut la peine d'aller voir les photos pour avoir une idée de l'expérience visuelle que suppose un repas chez Gerry.

François en faisait la découverte et, comme la plupart des non initiés, était bien perplexe de voir que le plus grand format proposé par la maison est de 12 pouces. Force est de constater que, malgré notre appétit collectif, une seule pizza de ce format aura été amplement suffisante pour que nous ayons chacun notre pitance. Le secret est dans la sauce? Pas vraiment. Le secret est dans le fait que la garniture va jusqu'au bord de ladite pizza, que la garniture est abondante (la "spéciale Gerry" est un incontournable, avec sa quantité de bacon impressionnante) et que la pâte est vraiment excellente.

Ouvert depuis bientôt 40 ans, ce restaurant n'aura jamais péché par excès de rénovations, c'est le moins qu'on puiss dire. Mais manger la pizza de Gerry (qui est toujours là, soit dit en passant) dans un décor autre que celui-là serait bien différent. On y trouve régulièrement quelques politiciens sur semaine. Je vous conseillerais toutefois de ne pas arborer de drapeau du Canada si vous y allez ;o)

Ce fut donc encore une fois un repas mémorable (dire que Mel a choisi de manger une poutine, toute seule, à la maison au lieu de venir. pfffff!). Un immense merci à François qui nous a en plus volé "la douloureuse". Expérience culinaire à répéter... après être allé quelques fois au gym pour avoir bonne conscience!

La saison des lapins

C'est bien connu : les lapins sont des animaux de printemps (bon, d'accord... ils vivent quand même pendant les autres saisons, mais ce sont des animaux de printemps pareil, j'ai dit!!).

Étant de nature influençable, c'est ainsi que j'ai cédé à la campagne "Adopt a lapin". Voici donc qu'un joli lapin gris foncé partage mon existence depuis bientôt deux semaines.
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Et qu'est donc devenue ma Golf? Elle couche désormais à Saint-Lazare, près de Mourrial, chez Sylvain, Dominique et leur petite famille. Elle a été bien avertie de continuer d'être sage pendant de nombreuses années.

Le seul problème du lapin, pour l'instant, est sa fâcheuse tendance à m'inciter à m'en servir... Pas si mal, vous me direz!

April 24, 2007

"Un produit sur lequel on est très fiers!"

C'est en ces termes qu'une employée en lock-out du Journal de Québec décrivrait ce matin le journal de remplacement publié pendant le lock-out. Derrière cette phrase à la construction grammaticale sans tache {sic} se cache le véritable drame de ce quotidien "feuille de chou" : non seulement le contenu est-il axé sur les chiens écrasés ou sur toute promotion des autres tentacules de la pieuvre Québecor, mais aussi un grand nombre de ses journalistes ne sont même pas capables d'écrire une phrase sans faute.

Le plus inquiétant, c'est que cet amas de feuilles noircies d'encre demeure le quotidien le plus lu de la capitale. Celui qui, après des années à porter le même nom, continue d'être appelé Journal DU Québec a effectivement la faveur populaire. Est-ce pour ses gros titres scandaleux? Son sens du spectacle de mauvais goût? Ses petites annonces remplies de services douteux? Ses qualités pour allumer un feu de foyer? Je l'ignore sincèrement.

Chose certaine, cette belle déclaration ne me rassure pas sur l'avenir de notre langue. N'allez pas croire que je sois soudainement atteint du "syndrôme du colonisé". Comme Michel Rivard l'a déjà chanté "Il faut, pour la défendre, la parler de son mieux", et n'est-ce pas le cas de n'importe quelle langue?

April 13, 2007

Sta sera, mangiamo della pasta

Hier soir, sur invitation de Philippe, j'ai eu l'occasion de déguster quelques vins pour le moins exceptionnels. Avec Erik et quelques collègues du COPL, on peut dire qu'on aura vraiment été gâtés car, en plus d'être un photographe de grand talent (voir son site à l'adresse http://www.lphg.ch/quebec/index.html), Philippe est un sacré connaisseur en matière de vins... et de pâtes. Gageons que ses origines suisses-italiennes y sont pour quelque chose! :p

Nous avons donc eu l'occasion de goûter à 8 ou 9 vins très différents, mais provenant pourtant tous de la région du Valais, en Suisse. Pour le moins méconnue pour ses vins de ce côté ci de l'Atlantique, la région du Valais bénéficie d'un micro-climat et on y trouve une grande quantité de cépages différents, ce qui est plutôt unique en soi. Souvent l'objet de quolibets de nos cousins français, les vins suisses gagnent pourtant énormément à être connus. J'ai particulièrement apprécié les vins blancs mais dans l'ensemble, je peux dire que j'ai vraiment fait des découvertes en matière de saveurs et d'arômes hier. Une vraie réussite! Sans parler des pâtes bolognaises qui ont été pour le moins populaires.

Immense merci encore une fois à Philippe d'avoir organisé cette soirée et de nous avoir fait profiter de ces nombreuses bouteilles rapportées de Suisse... qui ne sont malheureusement pas disponibles chez nous.

April 02, 2007

Grandes citations

Parfois, on trouve des choses étonnantes en faisant un grand ménage (comme ça ne m'arrive pas souvent, les découvertes sont rares, mais d'autant plus intéresantes). C'est ainsi que j'ai remis la main sur une petite liste de citations amusantes, datant de l'époque où je travaillais à Air Canada Jazz. Elles sont toutes véridiques et ont été prononcées par un/une collègue ou par moi-même. Comme quoi ce n'est pas parce qu'on est traducteur qu'on sait tout ou qu'on connaît parfaitement le français!

"Je vais le relire à tête détachée" (J'aurais pas voulu être là pour voir ça)

"Le dépin de l'enclire américain" (moi-même...)

"Un salaire de crève-sein" (moi-même... et c'est depuis une expression que je peine vraiment à dire correctement)

"La mouche est morte les quatre pattes ben raides" (c'est un type de mouche particulier qu'on ne trouvait que dans notre bureau...)

"Sais-tu lire dans les poches de thé?" (non, mais certains lisent dans les FEUILLES de thé...)

"Je suis tannée de boire du savon à vaisselle" (c'est dire à quel point le café était ignoble)

"Bob peut dire son nom à l'envers, mais pas Luc" (la fatigue fait de ses ravages, un vendredi...)

"Ils récueillent les pommes" (moi-même... un genre de mélange entre récolter et cueillir, avec des résultats plus ou moins heureux)

"Comment on traduit "Start from scratch"? Bah j'sais pas... Essaye "Gratte-toi pis recommence" " (moi-même, probablement un vendredi)

La palme revient à mon avis à Sylvain Normand, qui a déclaré "J'ai joué au golf avec les soeurs Ross. Oui, tu sais, les soeurs Ross là... Y'en avait une qui s'appelait Nancy et qui sortait avec Sylvain Piché..." (Cette phrase peut sembler normale au premier abord, mais le nom de famille des soeurs en question est Wood et le nom de celle dont il parle n'est pas Nancy mais Josée... à deux détails près de faire une phrase compréhensible. À sa décharge, c'était un vendredi!).