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January 28, 2008

La guerre a un prix

Dans ce contexte de possible prolongation de la mission des Canadiens en Afghanistan, je me pose des questions. Au-delà des milliards de dollars que notre gouvernement (sans parler du gouvernement étatsunien) engloutit dans la guerre en Afghanistan, il y a un prix bien plus important à payer : les vies humaines qui se perdent. Est-ce nécessaire?

Les Étatsuniens ont réussi à mettre le bordel partout où ils ont mis les pieds depuis des années... Irak, Iran, Koweit, Liban, Afghanistan, la liste n'en finit pas. Après avoir détruit des pays déjà passablement faibles et pauvres, c'est l'ironique opération de "reconstruction" (je ne m'embarquerai pas dans les innombrables conflits d'intérêts que cette opération peut engendrer). Bref, on met un pays à feu et à sang, et après on appel nos p'tits camarades pour qu'ils viennent aider à réparer les pots cassés. Toute une philosophie!

Ce qui, au départ, devait être une mission de reconstruction, s'avère ni plus ni moins que la poursuite d'une guerre que nous, nord-américains, ne comprenons probablement même pas. Et voici que des citoyens comme vous et moi tombent comme des mouches. Au rythme actuel, les soldats qui meurent au combat en Afghanistan ne feront plus les manchettes bientôt. Soulignons au passage que notre très progressiste et très résistant à l'influence de l'administration de George W. Bush premier ministre Harper a tout tenté pour interdire aux médias de montrer des images des soldats qui rentrent au pays les pieds devant.

Au-delà des statistiques, il y a les gens. Vous me direz qu'on devient militaire par choix, et j'en suis conscient. Ce que je pense qu'on ne choisit pas, c'est de se retrouver dans des situations catastrophiques comme ce qui semble régner en Afghanistan, confrontés à des fanatiques qui n'auront aucun regret à y laisser leur peau au besoin. Il y a quelques jours, c'est un jeune homme de 22 ans qui a perdu la vie, le plus jeune Canadien à "servir son pays" dans ce pays de roche et de poussière. Je vous inviterais à réfléchir ne serait-ce qu'un instant à comment vous vous sentiriez si c'était votre frère, votre neveu ou votre fils, et à penser à sa famille éplorée.

Je ne cacherai jamais mon aversion pour cet aspect du monde militaire, un point de vue que ne partage apparemment pas notre gouvernement, qui, je vous le rappelle, a dépensé 17 milliards de dollars en matériel militaire depuis son arrivée au pouvoir. La question plus fondamentale est la suivante : qu'est-ce que nos frères, nos amis, nos soeurs, nos parents font là-bas à se battre dans un conflit que nous ne serons jamais en mesure de comprendre? Après des grandes guerres qui ont tué des dizaines de millions de personnes, on penserait qu'on aurait évolué. Il semble que, tristement, l'histoire se répète.

January 14, 2008

Bonne année, bon 400e à Québec!

Et voilà, un autre temps des Fêtes bien arrosé et bien occupé en festivités de toutes sortes qui est passé. Aurevoir 2007, bonjour 2008... et bon 400e à Québec! Car oui... si vous avez passé la dernière année dans une tannière, je vous annonce que Québec a 400 ans cette année.

Un grand spectacle a donc été organisé le 31 au carré d'Youville pour défoncer l'année en beauté. C'est donc dans un concert de sons, d'effets de lumière, de feux d'artifice... et de critiques que l'année a commencé. D'entrée de jeu, je dois dire que je n'étais pas de la fête. J'ai vu le spectacle en rediffusion à la télé. J'ai pris le temps de lire les critiques dans les journaux et l'opinion des lecteurs. Règle générale, les critiques sont dures, même très dures... Ça frise parfois l'attaque personnelle à l'endroit du concepteur du spectacle et des artistes. Faut-il rappeler que de chanter "live" sur une scène extérieure est déjà une tâche difficile? Imaginez maintenant la même activité sous le point de congélation... Pas facile de se réchauffer la voix...

Peut-être que ce n'était pas l'endroit parfait pour faire ce spectacle, mais à partir du moment où on sait que c'est ce qui a été choisi, on s'adapte et on suit la parade, non? Ça faisait des semaines que tout le monde disait que l'endroit était restreint et qu'il ne serait pas facile d'accueillir tout le monde. J'ai donc un peu de misère à avoir de la sympathie pour les gens qui se sont pointés à 21 h 30 et qui ont été scandalisés de ne pouvoir entrer sur le site.

La même histoire s'est reproduite pour le parcours Québec 400. Peut-être que les organisateurs avaient vu trop petit et que le nombre de visiteurs les a pris au dépourvu. Sauf que de là à faire du "bashing", il me semble qu'il y a une marge.

Je pense que, comme toute chose, il faut une période de rodage aux festivités du 400e. Je compte bien y participer le plus possible, car c'est une occasion de célébrer qu'on n'est pas près de revoir, et des efforts colossaux sont déployés pour rendre notre ville encore plus attrayante... et pas seulement pour les touristes, mais aussi pour nous qui y vivons!